Enfants mariés, grossesses non désirées... Les catastrophes climatiques ont des conséquences « dramatiques » pour les filles
Une petite fille boit de l'eau devant l'église catholique Saint Johns où des familles ont été hébergées après un cyclone à Chimanimani au Zimbabwe en mars 2019. - © Zinyange auntony / AFP
Une petite fille boit de l'eau devant l'église catholique Saint Johns où des familles ont été hébergées après un cyclone à Chimanimani au Zimbabwe en mars 2019. - © Zinyange auntony / AFP
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L’ONG Plan international a publié lundi 5 octobre son rapport annuel « Changeons leur avenir : la situation des filles dans le monde en 2026 », fondé sur une enquête menée auprès de 5 000 filles et jeunes femmes de 15 à 24 ans au Pérou, au Sénégal, au Zimbabwe, au Kenya et au Bangladesh.
L’ONG y documente des « conséquences dramatiques » des catastrophes climatiques sur leurs droits. 36 % des répondantes rapportent une hausse des mariages d’enfants, 33 % une augmentation des grossesses non désirées, et 28 % une hausse des violences basées sur le genre. Une proportion qui grimpe à 60 % au Zimbabwe, pays le plus touché par la sécheresse parmi les cinq étudiés.
Neuf filles sur dix estiment que les événements climatiques pèsent lourdement sur la survie et la stabilité de leur foyer, la perte de revenus et la fermeture des écoles exposant davantage les filles aux mariages précoces. Ce rapport a été publié le jour même de l’ouverture, aux îles Fidji, de la réunion préparatoire à la COP31, qui doit se tenir en novembre à Antalya, en Turquie.